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Compte-rendu de la sortie au Puits aux lampes du 16 mai 2004
par Emilie VAN DEN BROECK
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Lieu de notre Xième chapitre de formation, le Puits aux lampes était l'endroit idéal où permettre à nos récentes recrues de s'entraîner à la progression sur cordes.
La grotte, profonde d'environ 70 mètres, est particulièrement impressionnante de par la grande salle, haute de + ou - 35 mètres, dans laquelle on débouche à la fin de la descente.
Votre serviteur (ça se dit comment au féminin???) avait vaillamment accepté d'équiper l'endroit, malgré le mauvais souvenir d'un léger "coinçage" du croll dans un noeud (encore merci à Olivier de m'avoir sauvé la vie). Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, pour autant que je pouvais en juger. Nos débutants descendaient gaiement et Renaud et Olivier en profitaient pour deviser joyeusement avec Diane et Sophie, les 2 autres éléments féminin de l'expédition. Quant à Patrick et Geoffr, on les entendait rire, ce qui me laisse penser que la vie leur était douce.
Et puis, arrivée au-dessus du puit principal, tandis que les rires continuaient de plus belle en haut, je commençais, quand à moi, à moi à avoir des sueurs froides: mais où est donc ce sale spit ??? Je me résigne à me creuse une petite marche dans la boue, agrippe un invers, et appelle Renaud à l'aide ("au secours, y'a pas de spit !!!").
Le sieur Renaud de me répondre "je suis là dans 10 minutes, un quart d'heure, ça va?" et dépitée je lui confie "tout est relatif". Heureusement tout est bien qui finit bien, puisque enthousiasmée par la présence de Renaud, je trouve quand même le fameux spit fantôme.
Mais c'est arrivé au fond de la grotte que le délire commence. Il faut savoir que cette grotte recèle des petits coins en tous genres dont les spéléos raffolent. Et voilà qu'après quelques temps, on remarque qu'ont disparus Olivier et Patrick. Nous partons à leur recherche courageusement avant de nous arrêter devant un minuscule concrétion orange. C'est là qu'arrive Olivier en nous déclarant qu'il était dans un trou avec Patrick mais qu'il l'y avait laissé. Eclat de rire général. S'en suivent une série de considérations sur les trous en générale et leur taux d'humidité, ainsi que leur relative chaleur à mesure qu'on se rapproche du centre de la terre, je vous passe les détails.
Geoffr, espérant rendre la discussion moins salace, nous demande notre avis sur l'être de l'étant, et Renaud lui rétorque que les grenouilles sont des animaux qui sautent beaucoup. Il se demande ensuite si on peut nager dans l'étang, à quoi on lui fait remarquer que tout dépend de sa capacité à sauter.
Cette petite détente terminée, nous entamons la remontée en ordre logique. D'abord Olivier qui va faire l'araignée pendue au bout de son fil afin de contrôler que tout se passe bien pour tout le monde au passage du fractionné (et donner des petites tapes d'encouragement dit-il sur le postérieur de ces dames), ensuite votre serviteur bien décidé à ne pas se faire lâchement abandonner au fond de la grotte, puis les quatre débutants et enfin Renaud qui n'a peur de rien !
A la sortie de la grotte, c'est le soleil qui nous accueille. Après s'être changés, nous allons nettoyer le matériel dans le petit cours d'eau qui traverse Rochefort (enfin je pense). Une petite bataille d'eau et quelques cordes plus tard, nous voici attablés devant une portion de frites question de se refaire des forces.
En conclusion, nous avons eu une journée mémorable et fort sympathique comme j'espère et ait l'intention d'en vivre de bien nombreuses encore au sein de notre club !
A quand un WE en France ? L'été arrive !!!
Emilie
PS: Le petit rapport ci-dessus n'engage que son auteur et encore... à bon entendeur !
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